Comme le montre déjà depuis plusieurs années les statistiques officielles, l’évolution démographique de la France reste défavorable malgré une nette reprise de la natalité. Le nombre des nouveaux entrants sur le marché du travail étant inférieur à celui des sortants, il faut s’attendre, avec la mondialisation et l’accélération de l’évolution des métiers à un déficit global de qualifications dans les entreprises.
Dans le même temps, pour maintenir leur compétitivité, celles-ci vont devoir répondre avec une réactivité toujours plus vive à des besoins de formation collectifs ou individuels de plus en plus importants, diversifiés et précis.
Cette exigence d’une conciliation permanente des aspirations et aptitudes individuelles et des exigences de l’économie imposaient la révision de l’ensemble de notre dispositif de formation, tant initiale que continue.
Elle s’avérait d’autant plus nécessaire que, chaque année, 150.000 jeunes sortent toujours du système éducatif sans aucun diplôme, avec une forte probabilité de rejoindre les 420 300 jeunes de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi enregistrés en novembre 2005 par les services de l’ANPE, soit 18,04% du total des demandeurs d’emploi…
C’est l’origine de l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003 et de la loi du 4 mai 2004 relatifs à la formation tout au long de la vie, mais aussi de la loi 23 avril 2005, d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école et de la relance de l’apprentissage que les Pouvoirs Publics ont décidé de réformer et de moderniser.
Il constitue en effet « une réponse adaptée à la fois aux besoins de main d’œuvre qualifiée des entreprises et à la nécessité d’offrir à tous les jeunes une qualification, un accès à l’emploi et, à terme, la possibilité d’accéder à une responsabilité entrepreneuriale » comme le souligne le préambule du livre blanc « Moderniser l’apprentissage : 50 propositions pour former plus et mieux » publié en octobre 2003 par le Secrétariat d’Etat aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce à l’Artisanat, aux Professions libérales et à la consommation.